Rôle de l’IFB dans la promotion des artistes burundais

La principale mission de l’Institut français du Burundi (IFB) est de repérer des artistes, de les accompagner, d’aider les secteurs culturels à se professionnaliser, se structurer, et leur donner aussi accès aux ressources pour pouvoir se former, et c’est pour cette raison que cet institut organise beaucoup de formations et de rencontres avec des artistes qui viennent de l’étranger. 

En regardant l’histoire des arts en général dans tous les pays, c’est très rare qu’il n’y ait pas d’instruments, d’influences qui viennent d’ailleurs. Soyons curieux l’un vis-à-vis de l’autre puisque l’autre n’est en aucun cas un ennemi mais plutôt  une source d’inspiration et d’enrichissement, selon Stéphanie Soleansky, directrice déléguée de l’IFB. La directrice déléguée de l’IFB a précisé que leur souhait est d’être un incubateur de jeunes talents, et que les artistes puissent sortir de l’IFB. « On les accompagne d’une part par nos conseils. On a un certain nombre de groupes qui suivent nos conseils et qui commencent à se professionnaliser, à pouvoir développer une palette d’activités».

S’enrichir et enrichir leurs créativités

De l’autre côté, cet institut organise des formations. « Notre stratégie consiste à prendre un petit groupe qu’on sélectionne et ensuite, l’IFB les garde pour plusieurs formations. Sur deux ou trois ans, nous accompagnons certaines personnes, et une fois que ces personnes ont progressé, elles commencent à retransmettre leur savoir car on leur demande de partager avec les autres. C’est le cas, par exemple, des slameurs qui font un très joli travail », a-t-elle indiqué. Ces formateurs sont extrêmement ouverts et ont envie de dialoguer avec les artistes burundais, car, a-t-elle expliqué, ils savent qu’à leur tour, ils vont s’enrichir au contact des Burundais. Les artistes burundais, quant à eux, s’enrichissent et enrichissent leur créativité. Des jeunes talents grandissent et progressent à l’IFB, c’est ainsi qu’elle a cité le jeune musicien Yves Kami qui a participé à un festival à Dar es-Salaam grâce au soutien de cet institut qui l’aide à voyager. L’IFB aide également les artistes burundais finalement à se vendre à l’étranger, dans le but de promouvoir la culture burundaise contemporaine.      Yvette Irambona

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