La langue nationale: Un atout économique pour les pays qui en disposent une

Le Burundi comme la RP de Chine ont des points communs en ce qui concerne la langue nationale. Bien qu’elle dispose de 56 ethnies, la langue majoritairement parlée en Chine et enseignée dans les écoles et universités est le mandarin, la langue de Confucius. Le Burundi, du nord au sud, de l’est à l’ouest,  dispose d’une seule langue nationale, le kirundi. A part qu’elle constitue un atout pour le développement économique, elle aide aussi au réveil du patriotisme.  

Dans diverses réunions organisées en Chine, qu’elles soient nationales ou internationales, la langue de travail a toujours été le mandarin. Difficile de participer à une réunion en Chine si on n’a pas à sa disposition des kits d’interprétariat. Ainsi, derrière la salle de réunion, au fond, des jeunes étudiants en universités de langues, des jeunes qualifiés sont sur des micros pour faire parvenir des sons en anglais, en français et en arabe aux participants. Des jeunes qui quittent le monde du chômage pour s’occuper utilement.La même procédure se fait voir dans les sites touristiques. Les responsables des sites parlant chinois, non  pas parce qu’ils ne peuvent pas parler le français ou l’anglais, se font aider par des interprètes chinois.

L’octroi du travail s’observe partout où l’on va. En parlant avec l’une des enseignantes du mandarin, Me Gao Yuan, elle-même parlant parfaitement l’anglais, elle souligne que l’on est toujours à l’aise quand on parle dans sa langue. « Là, on est sûr qu’on ne fait pas d’erreur car on ne fait pas beaucoup d’efforts pour prononcer les mots. C’est notre langue maternelle, c’est elle que l’on connait le mieux » ; dit Mme Yuan. Pour elle, il faut savoir que la majorité des Chinois parlent mandarin. Pourquoi leur imposer des langues étrangères ? En plus les Chinois sont nombreux et presque partout dans le monde.

Leur langue peut donc être parlée partout étant donné qu’elle compte parmi les langues internationales.Le kirundi, loin d’être international est pourtant une langue constituant la richesse pour les Burundais. Différemment des Chinois, tous les Burundais vivants sur le territoire burundais se parlent en Kirundi. Les ethnies chinoises diffèrent de ce qu’on appelle « ethnie » au Burundi, il est ainsi facile pour les Burundais de mettre en avant leur langue. Un plus pour le ministère de l’Intérieur,  de la formation patriotique et du développement local.

Ce dernier a ordonné que des réunions se tenant au Burundi se fassent en kirundi. Un atout pour les jeunes interprètes burundais aussi, lors des réunions organisées par les étrangers ou des réunions où les participants sont constituées d’étrangers. Un atout économique aussi quand les étrangers veulent apprendre le kirundi.
Blandine Niyongere

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