Formation de l’Equipe nationale d’intervention rapide en cas d’urgence

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida a organisé du mardi 26 au samedi 30 juin 2018 un atelier de formation à l’intention des membres de l’équipe multidisciplinaire sur la préparation et la réponse à l’épidémie de la maladie à virus  Ebola. 

Dans son discours d’ouverture des activités, Joselyne Nsanzerugeze, assistante du ministre de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, a fait savoir que le Comité d’urgence du règlement sanitaire international (RSI) a relevé que le risque de propagation internationale est particulièrement élevé, étant donné que la ville de Mbandaka est à proximité du fleuve Congo, qui charrie un trafic régional intense entre différents territoires aux frontières poreuses.

Ce comité a ainsi recommandé que les neufs pays voisins de la République démocratique du Congo (RDC) renforcement leur niveau de préparation et de surveillance.Mme Nsanzerugeze a indiqué que la possibilité que le Burundi soit atteint par cette épidémie de la maladie à virus Ebola est probable en raison de la proximité avec la RDC et spécialement la région du Sud Kivu qui est reliée à Kinshasa par des vols réguliers, et aussi avec d’autres régions de la RDC traversées par le fleuve Congo.

La circulation des biens et des personnes entre le Burundi et la région du Sud Kivu est très intense. Avec cette probabilité de la propagation de la maladie à virus Ebola et ses éventuelles conséquences majeures, le Burundi vient d’élaborer un plan de contingence qui définit dans ses objectifs spécifiques la mise en place des équipes d’intervention rapide multidisciplinaires au niveau national, provincial et de district pour une mobilisation et un déploiement rapides en cas d’urgence.

Mme Nsanzerugeze a informé ces formateurs qu’après cette formation, ils seront appelés à former d’autres équipes du niveau opérationnel qui seront capables d’enquêter sur les rumeurs, les flambées signalées et autres urgences de santé publique. Ces équipes seront capables de coordonner les actions de réponse rapide avec des partenaires et d’autres organismes. Mme Nsanzerugeze a remercié les partenaires du ministère en charge de la santé à savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale pour leur appui technique et financier.

La maladie à virus Ebola constitue une menace pour le Burundi

Jérôme Ndaruhutse, qui a représenté l’OMS, a fait savoir que l’épidémie de la maladie à virus Ebola constitue une menace pour le Burundi qui, du reste, est classé comme pays à risque d’introduction de la maladie du fait de la proximité géographique. Dès la déclaration de l’épidémie de la maladie à virus Ebola par le ministère de la santé de la RDC, le ministère en charge de la santé au Burundi et l’OMS ont réactivé le Comité technique de gestion des épidémies.

L’OMS a mis à disposition une équipe d’experts internationaux pour appuyer le Burundi à renforcer la préparation et la riposte afin de faire face à une éventuelle épidémie de la maladie à virus Ebola. M. Ndaruhutse a indiqué que cet appui consistait en la réalisation d’une évaluation rapide de la situation dans les provinces et districts à risque et à l’identification des lacunes à travers l’utilisation de la liste de contrôle consolidée pour se préparer à faire face à la maladie à virus Ebola.

L’évaluation faite par les équipes conjointes a mis en exergue des points à renforcer rapidement, à savoir la surveillance et le système d’alerte précoce pour les maladies à potentiel épidémique, y compris la maladie à virus Ebola
Lucie Ngoyagoye   

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