Analyse du projet de loi portant fixation du budget général du Burundi

Le mercredi 27 juin 2018, le Sénat du Burundi s’est réuni en sa séance plénière pour analyser le projet de loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2018/2019. Ce projet a été adopté à l’unanimité.  

Dans son exposé des motifs, le ministre des Finances, du budget et de la coopération au développement économique, Domitien Ndihokubwayo, qui était venu donner de plus amples explications aux sénateurs, a précisé que la présentation du  projet de loi de Finances intervient avant tout pour se conformer avec la nouvelle Constitution de la république du Burundi , spécialement en son article 182, qui stipule que l’année budgétaire débute au premier juillet et se clôture au 30 juin de l’année suivante.

Et qu’aussi, elle cherche à harmoniser l’exercice budgétaire du Burundi avec ceux des autres pays membres de la Communauté est-africaine. Le ministre Ndihokubwayo a en plus fait savoir que ce projet de loi s’inspire de la loi budgétaire qui avait été prévue pour l’an 2018. Raison pour laquelle elle ne s’en écarte pas beaucoup car les principaux articles sont conservés.

« La politique et l’orientation budgétaires de 2018 restent maintenues sauf une seule ligne budgétaire des recettes et trois lignes de dépenses qui ont subi des modifications », a indique M. Ndihokubwayo.

En effet, pour les recettes, dans la nouvelle loi budgétaire, la ligne TVA intérieure a connu une augmentation de treize milliards de francs burundais passant de 113,9 milliards de francs burundais en 2018 à 126,9 milliards pour l’exercice 2018-2019.   Dans la présente loi, la ligne budgétaire «Cartographie électorale » d’un montant de 8,238,474,000 FBu a été supprimée car l’activité qui était prévue, a été réalisée.

Néanmoins, la dotation de la ligne budgétaire «Provisions aux élections 2020» est passé de 12,5 milliards de FBu en 2018 à 33,2 milliards pour l’exercice 2018/2019, cela parce que le montant qui avait était prévu pour la ligne cartographie électorale a été transféré sur cette ligne.

Ce que la loi budgétaire apporte de plus particulier, c’est qu’elle prévoit d’exonérer les importateurs des automobiles de transport en commun neufs, de trente places et plus, et encore main droite. Après analyse, ce projet de loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour exercice 2018-2019 a été adopté à l’unanimité.

Jean Bosco Nkunzimana

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